SALTIMBANQUES de Guillaume APOLLINAIRE

JPEG - 29.5 ko Dans la plaine les baladins
S’éloignent au long des jardins
Devant l’huis des auberges grises
Par les villages sans églises.

Et les enfants s’en vont devant
Les autres suivent en rêvant
Chaque arbre fruitier se résigne
Quand de très loin ils lui font signe.

Ils ont des poids ronds ou carrés
Des tambours, des cerceaux dorés
L’ours et le singe, animaux sages
Quêtent des sous sur leur passage.


Guillaume APOLLINAIRE (1880 - 1918)
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ANALYSE DU POÈME

Ce poème est construit de manière très classique :
3 strophes de 4 vers avec des rimes de type AA-BB. Tous les vers ont 8 pieds.

On retrouve ici un des thèmes essentiels de la poésie de Guillaume Apollinaire, à savoir les gens du voyage. Le monde du cirque est évoqué à travers les mots : saltimbanques, baladins, tambours, poids, cerceaux. Le déplacement des nomades représente le temps et la vie qui s’écoulent.


VIDÉO : interprétation chorale du poème